François Fillon : le Cardinal Thatcher Réponse

Par Aristote

Voici un homme décomplexé. Un candidat qui depuis des mois a tracé son sillon avec les pires idéologues de la « Manif pour tous » et de son bras politique : « Sens Commun ».

François Fillon ne s’est pas caché derrière des contorsions. Il est de droite, catholique et conservateur sur le plan des mœurs, libéral sur le plan économique. En draguant l’électorat traditionnel catholique et enraciné dans les terroirs, Fillon qu’il le veuille ou pas, devient le candidat des catholiques.  Est-ce une conviction ? Ou un calcul électoral ? En tout cas, la machine est enclenchée et si d’aventure, ce qui paraît plus que probable, il est désigné dimanche soir, il sera contraint par ses propos-promesses qui l’engagent. En l’occurrence la réécriture de la loi Taubira et la remise en question de l’adoption plénière par les couples homosexuels. Une régression totale qui ne passera pas et jettera, prédisons-le d’ores et déjà, la France dans des manifestations sans fin. Il a certes un peu mis d’eau dans son vin de messe, la semaine dernière. Mais pas suffisamment pour croire à une contrition en la matière.

Le Cardinal Fillon a déroulé son discours conservateur ce qui lui vaut le vote de «  Sens Commun », un électorat discipliné et mobilisé qui semble avoir fait la différence.

Conservateur sur le plan des mœurs mais ultra-libéral sur le plan économique. Ni Alain Juppé, ni Nicolas Sarkozy n’avaient rompu avec la grande tradition de la dépense d’État, nécessaire et garante d’un équilibre social, d’une concorde civile et de notre modèle social.

François Thatcher ouvre toute les vannes : Suppression de 500.000 fonctionnaires, retraite à 65 ans, suppression des 35 heures, de l’ISF, dégressivité féroce des allocations chômages. Un choc, dit-il.

Derrière les promesses, qui n’engagent que ceux qui les écoutent, il y a le réel, les contraintes européennes, le fonctionnement de l’état et on sait déjà que ces promesses ne seront pas tenues. Mais les électeurs de droite ont tranché : ils veulent une véritable rupture !

Ou plutôt, ils croient vouloir car il est bien connu qu’on aime les réformes, en France, quand elles concernent le voisin. Pas une famille qui n’ait pas dans son giron, des enfants, des parents fonctionnaires. Pas une famille qui n’ait pas en son sein un enfant ou un nevau au chômage…

Face à cette feuille de route réactionnaire et libérale, la gauche peut rejaillir, c’est une évidence. À condition de s’unir. Le chargé idéologique est si violente que ce sera une question de survie. Au fond l’avènement du Cardinal Thatcher est peut être un bonne chose pour réveiller et unir enfin les progressistes.

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