2012 : où sont les femmes ? 3

Par Lautréamont

Cette campagne 2012 restera, une nouvelle fois, et l’on peut le regretter, une campagne extrêmement masculine. D’abord parce que les femmes candidates ne sont pas en mesure d’atteindre le second tour, ce qui évidemment n’était pas le cas de Ségolène royal en 2007. Ensuite parce que les entourages ou les prises de paroles médiatiques ont été essentiellement masculines.

Chez François Hollande, on notera l’omniprésence et l’omnipotence de Manuel Valls son directeur de la communication, ainsi que de pierre Moscovici, le directeur de campagne ou Michel Sapin et Jean-Marc Ayrault, les conseillers spéciaux.

Najat Vallaud-Belkacem et Delphine Batho, deux des porte-paroles ont réussis à tirer leur épingle du jeu mais on peut regretter qu’elles n’aient pas été exposées au maximum.

Seules figures féminines majeures : Ségolène Royal et Martine Aubry qui ont fait le job plus que de raison.

Pas l’ombre d’une femme chez Jean-Luc Melenchon, hormis Clémentine Autain et Marie-Georges Buffet qu’on a peu vues, tant il est vrai que l’équipe Mélenchon n’était pas organisée, à l’origine, pour travailler à des niveaux si élevées dans les sondages.

Très masculin aussi, l’entourage de Nicolas Sarkozy. S’il a fait le choix d’une seule porte-parole, en l’occurrence NKM, on a surtout vu, lu et entendu jean François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Laurent Wauquiez, François Baroin. Nadine Morano est reste étrangement silencieuse, Michelle Alliot-Marie a fait un petit tour à Bayonne et puis s’en va tout comme Rachida Dati.

Restent les candidates féminines : Eva Joly, Marine Le Pen et Nathalie Artaud mais aucune des trois ne semble en mesure d’accéder à la finale de cette présidentielle.

Le chemin ouvert par Royal en 2007 semble s’être à nouveau refermé cette année.

Dommage.


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3 Commentaires

  1. Ping : Marc Jolivet et ses coauteurs rient d’une morne campagne « Ze Rédac

  2. La france et les français ne sont pas prêts à élire une femme a la magistrature supprême c’est regrettable mais c’est ainsi , je pense que cela va bientôt se faire les mentalités évolues

  3. Aujourd’hui des femmes sont élues dans le monde, en Argentine, au Brésil et ailleurs. Benazir Butho fut élue il y a déjà longtemps dans un pays fortement musulman, Margaret Thatcher le fut dans un des bastions du traditionnalisme, et Mme Merkel nous empoisonne l’existence.
    Que trois femmes soient aujourd’hui candidates en France dans des formations politiques diverses est la marque que de ce point de vue là, les mentalités ont évolué. Si Marine Le Pen est largement battue comme je le souhaite, ce ne sera pas parce qu’elle est une femme, mais parce que sa politique est à fuir!
    Il ne faudrait pas que la sympathique Ségolénophilie entraine des analyses biaisées.
    Ce qui est la marque des décennies qui viennent de s’écouler c’est l’avancée certaine de l’égalité homme-femme – je ne dis pas qu’il ne reste pas du chemein à parcourir dans ce sens- et nous sommes loin du ministère alibi de Françoise Giroud sous Giscard. Lionel Jospin, malgré tout le mal que j’en pense sur certains points, nomma des femme à des postes clés, et ce mouvement fut suivi sous les présidence de Chirac. L’horrible MAM fut ministre des armées sans que quiconque trouvât à lui en contester le rôle du fait de son sexe.
    Si Ségolène n’a pas été élue en 2007, ce n’est pas parce que c’est une femme, mais parce que le courant illustré aujourd’hui par Mélenchon était au plus bas et ne pouvait entrainer dans la bataille des pans entiers de la population, dégoutés de la politique du fait des renoncements du parti socialiste à impulser une politique sociale.
    Malgré les appels des dirigeants du Front de gauche à chasser Sarkozy, il est loin d’être acquis que leurs électeurs iront tous voter Hollande. L’abstention guette aussi dans ces rangs. Moi-même suis très ambivalent et passe d’une résolution à l’autre, quand j’écoute Mélenchon, je vais battre Sarkozy, quand j’écoute un socialiste je m’abstiens!

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